4 avril 2020

Fiche pratique recouvrement amiable

Anticipez

Premières victimes des impayés, les PME hésitent souvent à agir rapidement et efficacement contre leurs clients mauvais payeurs. Avant d’en arriver à une phase contentieuse, voici quelques conseils simples et amiables pour recouvrer vous-même vos créances.

Prévenez les retards de paiement

Avant tout, apprenez à vos commerciaux qu’il ne suffit pas de vendre, mais qu’il faut aussi suivre et vérifier l’encaissement des règlements du client.
Vous pouvez prévoir, par exemple, de les intéresser sur les factures réellement encaissées et non plus sur les ventes simplement facturées. Votre équipe sera d’autant plus vigilante dans sa relation avec la clientèle. Soyez également ferme sur le respect des délais. Indiquez-les clairement et de manière apparente sur vos conditions générales de vente et sur vos factures. N’oubliez pas de les faire signer par vos clients.

Vos factures doivent également mentionner la date à laquelle le règlement doit intervenir et les conditions d’escompte applicables en cas de paiement à une date antérieure à celle résultant de vos conditions générales de vente. L’escompte n’est pas obligatoire, et aucun taux minimal n’est imposé. Mais si vous décidez de ne pas en pratiquer, vous devez impérativement le mentionner à l’acheteur.

Renseignez vous sur vos futurs clients

Prendre des renseignements sur ses clients en ayant recours aux services du greffe du tribunal de commerce ou utiliser le Minitel peut s’avérer utile. Certains services vous permettent en effet de contrôler la situation financière de vos clients : derniers chiffres d’affaires et résultats, inscription de privilèges des impôts ou de l’Urssaf, existence de lettres de change impayées… Effectuez une vérification systématique avant de vous engager sur un marché important. Contrôlez tout d’abord l’extrait Kbis de votre nouveau client : les renseignements qu’il vous a donnés sont-ils exacts ? Son siège social correspond-il à son lieu d’exploitation ? Vérifiez ensuite les comptes annuels de votre client. Si ces comptes n’ont pas été déposés ou si les résultats sont largement déficitaires, interrogez votre client sur sa situation actuelle et n’hésitez pas à lui demander des garanties.

Enfin, contrôlez son état d’endettement : l’existence de privilèges du Trésor et de l’Urssaf, ou d’impayés sur le registre des protêts révélera que votre client a actuellement des problèmes de trésorerie et qu’il ne peut faire face à toutes ses échéances.

Prenez des garanties

Il est souvent délicat d’entretenir un bon rapport commercial tout en exigeant des garanties qui révèlent votre sentiment de méfiance. Pourtant, toutes les entreprises sont confrontées au problème des impayés, et la majorité de vos clients comprendront fort bien vos exigences. Au titre des garanties élémentaires, il est nécessaire :

– de communiquer et de faire signer vos conditions générales de vente et éventuellement vos devis et bons de commande à tout nouveau client,
– d’indiquer clairement les délais de paiement et les pénalités de retard applicables sur vos conditions générales de vente et sur vos factures,
– de prévoir une clause de réserve de propriété qui vous permettra, en vous laissant la propriété des biens vendus jusqu’au paiement complet du prix, de récupérer les biens livrés en cas d’impayés ou de dépôt de bilan de votre client.

Pour plus de précautions vis-à-vis d’un nouveau client, demandez un acompte (voire un paiement comptant) à la commande, et n’hésitez pas à être ferme sur le respect des échéances postérieures. Enfin, en cas de méfiance, vous avez tout intérêt à solliciter des garanties, telles qu’un cautionnement solidaire du dirigeant associé ou d’un tiers solvable, un aval sur une lettre de change, un nantissement amiable sur parts sociales, stocks…

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